Éric Larchevêque : De la faillite au milliard

T’as sûrement déjà vu sa tête sur M6. Tu sais, ce mec dans Qui veut être mon associé ?, souvent assis à côté d’Anthony Bourbon ou de Marc Simoncini. Il a l’air sympa, posé, et il sort souvent des phrases du genre « Je ne comprends pas la scalabilité de ton business ».
Mais est-ce que tu connais vraiment l’histoire d’Éric Larchevêque ? 🤔
Si tu penses qu’il est né avec une cuillère en argent dans la bouche ou qu’il a réussi tout ce qu’il a touché du premier coup, tu te trompes lourdement. Son parcours, c’est littéralement les montagnes russes. C’est une succession de galères, de faillites familiales, de burnout et de paris risqués qui auraient pu le laisser sur la paille.
Dans cet article, on va décortiquer ensemble le mindset de cet entrepreneur hors norme. Prépare-toi, c’est une masterclass de résilience !
Les racines de la résilience
Pour comprendre le bonhomme, il faut revenir à la base. Éric n’est pas un parisien branché d’origine. Il vient de Vierzon, dans le Cher. Et c’est hyper important pour la suite.
Sa famille possédait une usine de porcelaine. Du concret, du lourd, de l’industrie. Mais quand il est jeune, l’usine paternelle fait faillite. Boum. 💥
Imagine le truc : tu vois ton père tout perdre. L’entreprise familiale qui s’effondre, c’est violent. La leçon qu’il en a tirée ? Il a développé une sorte de méfiance inconsciente envers l’industrie « lourde » (les stocks, les usines) pour se tourner vers l’immatériel : le code et le logiciel.
En plus de ça, le jeune Éric n’est pas un athlète. Il a des problèmes de santé (cœur) qui l’obligent à vivre au calme. Pendant que les autres jouent au foot, lui, il démonte des ordinateurs. C’est là, isolé dans sa chambre, qu’il tombe amoureux de l’électronique. Il ne le sait pas encore, mais c’est ce qui fera de lui un milliardaire trente ans plus tard. 💻
Du « minitel rose » au burnout 🔥
Après ses études d’ingénieur (l’ESIEE, quand même, il a une tête bien faite), Éric se lance dans le grand bain. On est à la fin des années 90, c’est le Far West d’Internet.
La machine à cash « Montorgueil »
Il lance une boîte qui s’appelle Montorgueil. Le business model ? Le divertissement pour adultes et la rencontre. Ne fais pas la grimace ! 😜 À l’époque, c’est là que se trouve l’argent et l’innovation technique (paiement en ligne, streaming).
Et ça cartonne. Vraiment. L’entreprise génère des millions. En 2007, il la revend au groupe Rentabiliweb pour 22 millions d’euros.
À 30 ans, Éric est riche. Il a « réussi » selon les critères de la société. Mais c’est là que le piège se referme. 🪤
Le vide sidéral
Au lieu de kiffer sa vie sur un yacht, il fait un burnout. Il réalise qu’il a passé des années à optimiser des clics pour du contenu qui ne l’intéresse pas. Il a l’argent, mais il n’a pas le sens.
C’est une étape cruciale que beaucoup d’entrepreneurs connaissent : le succès financier sans la mission, c’est juste une prison dorée. Il décide alors de tout changer.
L’exil, le poker et la fameuse serpillière 🧹
C’est probablement ma partie préférée de son histoire. Pour se retrouver, Éric part à… Riga, en Lettonie. Pourquoi ? Pour le dépaysement et l’immobilier.
L’anecdote du Dodo Hôtel
Il construit un hôtel économique là-bas. Juste avant l’ouverture, c’est la cata : une canalisation pète au dernier étage. L’eau dévaste tout. 🌊 Éric arrive sur place, il est sous le choc. Son projet est ruiné. Il reste figé. Et là, déclic. Il chope une serpillière et commence à éponger. C’est dérisoire face aux dégâts, mais ça lance la dynamique. En voyant le patron bosser, tout le monde s’y met.
💡 La leçon d’Éric : « L’action tue la peur ». Quand t’es au fond du trou, ne réfléchis pas. Fais quelque chose, n’importe quoi, mais bouge.
Le joueur de poker
Comme il s’ennuie, il devient joueur de poker professionnel. Pas pour le fun, mais pour la science du jeu. Il apprend à gérer son argent (bankroll management) et surtout à ne pas avoir peur de perdre. Au poker, si tu as peur de perdre tes jetons, tu ne peux pas gagner. C’est exactement pareil en business. Cette période a forgé son sang-froid légendaire.
L’échec qui fait mal : La claque « Prixing » 📱
De retour en France en 2011, il lance Prixing, une app pour comparer les prix en supermarché. L’idée est géniale, les utilisateurs adorent (2 millions de téléchargements).
Mais il y a un hic : personne ne veut payer. 💸 Les supermarchés lui font la guerre, la pub mobile ne rapporte rien. Il s’acharne, il brûle son cash, il stresse. C’est ce qu’il appelle la différence entre la persévérance (bien) et l’obstination (dangereux).
Finalement, il arrive à revendre la boîte à HighCo en 2013, mais il sort de là épuisé et sans le jackpot espéré. Il a appris que même une super idée peut foirer si le timing ou le business model ne suit pas.
La révélation : Bitcoin et la naissance de la licorne 🦄
On est en 2014. Éric découvre le Bitcoin. Contrairement aux autres qui voient ça comme de l’argent magique pour geeks, lui, l’ingénieur, voit la beauté technique de la Blockchain. Il est fasciné.
La Maison du Bitcoin
Plutôt que de lancer un produit tout seul, il ouvre un lieu : La Maison du Bitcoin à Paris. C’est un coup de génie. Tous les passionnés de France viennent là. C’est comme ça qu’il rencontre ses futurs associés, des génies de la carte à puce et de la sécurité. 🤝
Le « Moonshot » Ledger
Ensemble, ils font un constat simple : « Si le Bitcoin vaut de l’argent, les hackers vont vouloir le voler. Il faut un coffre-fort numérique inviolable. » Ledger est née.
Ils créent la fameuse clé Nano S. En 2017, le Bitcoin explose. Tout le monde s’arrache leurs clés. L’usine de Vierzon (oui, il est retourné à Vierzon pour produire) tourne 24h/24. C’est l’hypercroissance. L’entreprise devient une Licorne (valorisée plus d’un milliard) et sécurise aujourd’hui une part énorme des cryptos mondiales. 🌍
C’est la consécration. L’enfant de Vierzon a bâti un géant technologique mondial.
Investisseur et mentor : Sa nouvelle mission 🤝
Aujourd’hui, Éric a pris du recul. Il n’est plus le PDG opérationnel de Ledger (il a eu l’humilité de laisser la place à quelqu’un de plus adapté pour gérer une multinationale, encore une preuve d’intelligence).
Il se consacre à transmettre.
- À la télé 📺 : Dans Qui veut être mon associé ?, il investit son propre argent pour aider la nouvelle génération.
- À l’école 🎓 : Il a fondé ALGOSUP à Vierzon, une école de code révolutionnaire sans profs, pour redonner une chance aux talents locaux.
3 leçons à voler à Éric Larchevêque pour ton projet 🚀
Si tu dois retenir trois trucs pour ta propre boîte, c’est ça :
- Sois un « inconscient utile » : Si tu analyses trop les risques, tu ne te lanceras jamais. Saute, et construis l’avion en descendant.
- Pivote vers le haut : Quand tu te plantes, ne revois pas tes ambitions à la baisse. Change juste de méthode. Éric est passé d’une app de promo (Prixing) à la banque du futur (Ledger).
- L’action est le remède : En cas de crise, attrape la serpillière. L’action te sortira de la paralysie.
Et toi, c’est quoi le plus gros échec qui t’a permis de rebondir par la suite ? Dis-le-moi en commentaire, ton histoire m’intéresse ! 👇






